Revue de presse Egideria

"Internet démocratise l'intelligence économique", La Tribune, le 3 mai 1999

Pour étudier les forums de discussion, le site Déjà (www.deja.com) archive depuis 1995 tous les propos tenus par les internautes sur n'importe quel sujet donné. Une mine d'or qui ne réclame qu'un savoir-faire de base. Pour les recherches simples, les annuaires (Yahoo par exemple) et les moteurs de recherche (Alta Vista), associés à des opérateurs booléens (" et ", " ou " pour associer ou exclure deux mots-clés) ont fait la preuve de leur efficacité. Tous ces outils, simples d'accès, sont les premiers éléments d'une intelligence économique accessible à tous. C'est le premier étage d'un savoir-faire qui devient payant au fur et à mesure qu'il gagne en efficacité. " Internet peut apporter des réponses aux questions, mais certainement pas toutes ", explique Yves-Michel Marti, PDG d'Egideria. En maîtrisant un moteur de recherche et un annuaire pour chercher sur le Web et les forums de discussion, on obtient 80 % de l'information. Les 20 % restants nécessitent d'autres sources et d'autres compétences. Le monde de l'intelligence économique tire tous les bénéfices de la ruée vers Internet. L'accès à l'information se démocratise, mais les experts valorisent leur savoir-faire en conservant la partie la plus complexe de l'intelligence économique. Leur rôle relève davantage de la formation et du conseil en organisation. Car après la récolte, il faut traiter l'information et la diffuser dans l'entreprise en vue d'une exploitation rationnelle. Dès qu'une information nouvelle et pertinente est récoltée, l'animateur de chaque thématique doit être averti. Après la surabondance et l'ivresse de trop d'informations, les individus et les entreprises doivent apprendre à la digérer.